Le mystère
Les Moais est le nom des fameuses statues de l’île de Pâques. Il y en a environ 300 sur l’île mais un grand nombre d’entre elles ont été mises à terre lors des multiples guerres tribales. La matière première de ces gigantesques statues qui recouvrent l’île est avant tout le basalte qui provient du volcan Rano Raraku (dont le cratère est aujourd’hui envahit par les joncs). Leurs yeux étaient fait d’os (de requins ou autres vertébrés) et les pupilles étaient faites par une incrustation de corail ou d’obsidienne. Ils étaient taillés à l’aide de hache " Toki ".
Leur taille se situe en général entre 4 et 8 mètres, certaines allant jusqu’à une dizaine de mètres. Ils portaient tous lors de leur édification une coiffe au sommet de leur tête, un Pu Kao ( un chignon ) pèsant dans les 1,5 tonnes. Cette coiffe n’était pas taillée dans le même basalte, c’est une pierre rouge provenant de la face ouest de l’Ile, ils étaient taillés sur place puis transportés. On ne connait pas le rôle des Moais. Peut-être des statues idoles vénérant un ou plusieurs dieux ou protectrices de l’île ou encore un rituel pour les morts... Ils sont tous tournés vers l’intérieur de l’île le dos face à la mer et leur regard se dirige toujours vers le ciel, on les surnomme régulièrement par " ceux qui regardent les étoiles ".
Il y a une exeption cependant, le " Ahu Akivi ", un alignement de 7 Moaïs qui regardent en direction de la mer. Ils n’ont pas de caractéristiques physiques des Polynésiens. Ils ont des nez aquilins, des lèvres fines, des fronts hauts et de la barbe. Des scientifiques pense que l’île à subit deux vagues de migrations, l’une venant de polynésie et l’autre d’Amérique du Sud probablement du Pérou. Le transport depuis le volcan jusqu’à leur destination finale (jusqu’à 20 kilomètres), demeure un mystère encore aujourd’hui. Les Moaïs devaient être emmenée sur des " Ahu ", en pierre qui leur servaient de support. Les Ahu étatient très certainement d’anciens autel transformés, le plus vieil Ahu est daté de 857 après J.C. Ce sont des édifices religieux assez proches des Maraes que l’on trouve en polynésie.
Ils sont construits de blocs de pierres ordonnés et ajustés sans mortier. Le plus long de l’île de Pâques celui de Tongariki mesure qui mesure 145 mètres de long pour 4 mètres de haut. ’ingéniosité de la mise en place des blocs est plus développée que celle des techniques habituelles des autres îles du Pacifique.
Le plus long de l’île de Pâques celui de Tongariki mesure 145 mètres de long pour 4 mètres de haut. Mais cela pose la question d’une influence Sud-américaine car l’ingéniosité de la mise en place des blocs est plus développée que celle des techniques habituelles des autres îles du Pacifique.
Il reste des dizaines de statues non achevées dans la carrière, on en trouve à tous les stades de la construction, notamment le plus grand de tous qui n’a jamais été achevé, mesurant plus de 24 mètres, elle aurait pesé entre 135 et 150 tonnes.
Les sculpteurs travaillaient à l’étroit autour des blocs, dans des rigoles de 0.50 à 0.60 mètre de large et 1.50 mètre de profondeur. Ils travaillaient d’abord la tête, le corps puis les flancs. Le polissage et les détails étaient effectués avant que la statue ne soit définitivement détachée. A la fin, la statue ne reposait plus que sur une « quille » que l’on perçait de trous. Ces trous étaient remplis de gravier et le gravier remplaçait petit à petit la quille. Les Pascuans faisaient alors glisser la statue jusqu’au pied du volcan où on la redressait pour polir le dos. Ces statues non finies attestent d’un arrêt soudain de leur fabrication, lié sans aucun doute au massacre par les " Longues Oreilles " qui se seraient alors complètement désintéressés des statues, allant même jusqu’à les renverser par terre ou commencer à les détruire.
Depuis leurs créations, les moais ont subis des dommages ou des modifications. Après la plus violente des guerres tribales où les " courtes oreilles " ou anéanties les " longues oreilles ", la plupart des statues ont été mises au sol. Ils ont perdus leur yeux et ont subis les tempêtes, ainsi beaucoup n’ont plus leur coiffe le " Pu Kao ".