L’écriture
En 1870, le missionnaire Hyppolite Roussel découvre l’écriture Rongo-Rongo chez des indigènes de l’Ile de Paques, des tablettes de bois recouvertes de signes gravés que les Pascuans appellent " Ko Hau Rongo Rongo " (Bois Parlants ou encore bâton de chant). Les missionnaires présents sur l’île donnent l’ordre de toutes les bruler. Il ne reste plus aujourd’hui que 21 tablettes dans le monde dispersées dans des musées et dans quelques collections privées. La plus belle collection est celle du musée de Braine-le-Comte en Belgique. Leur âge reste indéterminé.
Les spécialistes de ces tablettes ont estimé qu’il existait environ 500 caractères différents : on reconnaît nettement des représentations d’hommes, des objets quotidiens, mais aussi des poissons, des lézards, des oiseaux.
L’interprétation de ces tablettes prête à discussion. On s’accorde évidemment à dire qu’il s’agit d’une écriture idéographique (pas d’alphabet ou de syllabe) ; à un dessin donné, on associe un mot ou une idée (les combinaisons de plusieurs pictogrammes ne sont pas à exclure, c’est à dire des associations pour donner une autre signification à tel ou tel dessin).
L’écriture Rongo-Rongo est probablement dans l’esprit des hiéroglyphes égyptiens mais on ne la comprend pas.
A la fin du XIXeme siècle, un tahitien s’était vanté de pouvoir les lire et le Père Jaussen lui montra les tablettes. A la vue des tablettes, Meteoro se mit à chanter ce qu’il y voyait. C’est à ce jour à priori la seule personne qui a compris ce qu’elles signifiaient. Le Père Jaussen, n’a réussi à comprendre que la façon dont se lisait les "textes", et qu’ils étaient chantés. Ils sont en effet écrits selon un schéma inédit : le texte est divisé en lignes "paires" et en lignes "impaires". Les lignes paires sont orientées de droite à gauche et les lignes impaires de gauche à droite et apparemment chaque signe est placé la tête en bas. Une enigme de plus...
