Voyages sur mesure au
Chili
newsletter
Facebook twitter Google
El otro sitio - Santiago Graffiti de Santiago Paseo Atkinson - Valaparaiso Santiago du Chili Façades colorées de Valparaiso
Accueil > Santiago Valparaiso > Pisteur a Valle Nevado
Retour

Boris, pisteur saisonnier à Valle Nevado

Que peut-on trouver au sommet de Valle Nevado ? De la neige, bien sûr, mais aussi, cas plus rare, un pisteur secouriste français. Cela fait quatre ans que Boris Montias vient exercer ses talents en Amérique du sud. Il nous parle de lui et de sa passion pour les Andes.

"Ce n’est pas pour l’argent que je viens travailler ici. Mon salaire me permet tout juste de payer le billet d’avion. Si je suis ici, c’est pour profiter de la neige andine".
Boris et la neige, c’est une histoire qui a commencé il y a bien longtemps. "Je suis parisien d’origine, plus précisément de Seine-Saint-Denis. Pendant bien longtemps, je n’allais à la montagne qu’une semaine par an. Je pense que c’est ça qui a rendu si grande cette passion pour la montagne et la glisse". Assez naturellement, il décide de devenir pisteur, ou "patrulla" en espagnol, en 2002 avant d’aller travailler dans les Pyrénées, en Andorre.
Sa relation avec l’Amérique latine est plus récente. Venu il y a quatre ans pour découvrir les vestiges de la civilisation inca au Pérou et en Bolivie, il est revenu l’année suivante, en Amérique centrale cette fois, pour y faire du surf. Il était l’année dernière pisteur dans des stations argentines et cette saison au Valle Nevado, du 15 juin au 7 octobre.
"J’y avais passé une saison en tant que bénévole il y a deux ans. Je m’y suis tellement plu qu’en Andorre, maintenant, ils m’appellent le Chilien ! "
Il faut dire que le site n’est pas sans attrait. Plus grande station de ski du continent, Valle Nevado a été conçue par le promoteur des Arcs, fameuse station des Alpes. Située à 60 kilomètres de Santiago, elle a vu le jour en 1988 au pied du Cerro El Plomo. "Cette montagne était sacrée pour les Incas ", ajoute Boris, désignant la splendide et imposante montagne du bout du doigt.
Huit mois par an à la montagne
De la semaine de ski annuelle quand il était enfant, il est passé aujourd’hui à huit mois. "Je suis évidemment ravi de pouvoir vivre de ce qui me plaît. Mais maintenant, j’aimerais bien enseigner. Je compte passer le diplôme de moniteur au Chili et pouvoir donner quelques heures de cours à côté de mon job de pisteur. Bizarrement, mon diplôme français n’est pas reconnu en Andorre, alors que celui de mes collègues chiliens l’est."
Le retour de Boris en France est prévu pour le 15 octobre, mais n’est plus si sûr que ça. Il a rencontré une chilienne de Santiago. Son intérêt pour le Chili dépasse désormais la cordillère des Andes.