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Mythes et Légendes de l’ île de Pâques

On estime que les premiers habitants de Rapa Nui arrivèrent de l’archipel des Marquises au VIe siècle, et que pendant plus de mille ans, ils n’ont eu aucun contact avec l’extérieur, jusqu’à l’arrivée du navigateur néerlandais Jakob Roggeveen, qui la baptisa ainsi du fait qu’il y débarqua le jour de Pâques, le 5 avril 1722. L’île comptait alors près de 4 000 habitants. Elle fut annexée par l’Espagne en 1770 et devint possession chilienne en 1888.

La plupart des 900 moaïs sur l’île proviendraient des flancs du volcan Rano Raraku. Dans ce lieu unique, des centaines de sculpteurs ont dû travailler entre 1000 et 1680 afin de produire ces énormes statues de pierre volcanique, les Moaïs, aujourd’hui connues dans le monde entier. Aujourd’hui, le visiteur qui parcourt les pentes extérieures et intérieures du Rano Raraku peut voir des dizaines de ces œuvres imposantes, qui pour la plupart, ont le corps enterré.

On suppose que le peuple qui vivait là aurait connu son déclin à cause d’un épuisement des ressources naturelles, ou bien à cause des guerres qu’il aurait pu y avoir entre les différents clans. Cependant, la culture qui le caractérisait vit encore à travers l’héritage de leurs ancêtres, et se retrouve dans leur langue, leur musique, leur danse, ainsi que dans l’artisanat et la gastronomie.

 

Mythe

Le Mythe de Rapa Nui

Selon la légende le premier habitant de l’île serait le roi polynésien Hotu Matua chassé des Iles Marquises qui arriva sur l’île en 500 après Jésus-Christ, ayant envoyé ses 7 fils en éclaireurs avant lui. Des spécialistes pensent que les premiers à avoir découvert l’île seraient des Indonésiens.

Les restes des "dalles de pierre de l’île de Pâques" qui n’ont pas été détruites, révélant la genèse sur l’homo sapiens en contradiction complète avec les grandes religions, sont sous clé et gardés au Vatican.

Le soir du dimanche de Pâques, le 5 avril 1722, l’amiral hollandais Jacob Roggeveen aperçoit une terre inconnue. Il nomme cette île minuscule " Île de Pâques". Les premiers contacts avec les habitants se font dès le lendemain. Les Pascuans réagissent diversement. Puis Roggeveen reprend son voyage. La courte visite des Hollandais a permis d’apercevoir de gigantesques statues.

Durant près d’un demi-siècle, l’île est oubliée jusqu’à ce que l’Espagne envoie reconnaître les terres proches de ses colonies d’Amérique. Le 15 décembre 1770, les espagnols prennent possession de l’île. Les relations avec la population restent cordiales.

Le 14 mars 1774 le capitaine Cook fait escale sur l’île de Paques. Les descriptions de Cook ont participé de la renommée que l’île possède encore. Le 9 avril 1976 une première expédition française commandée par La Pérouse atteint l’île. Une exploration de l’île est entreprise puis La Pérouse reprend la mer. L’histoire de l’île de Pâques entre alors dans une ère de ténèbres. Les aventuriers et baleiniers infligent de multiples sévices aux Pascuans. Les chasseurs d’esclaves péruviens déciment la population de l’île en 1862. Puis des missionnaires français arrivent sur l’île.

Les Pascuans s’opposent tout d’abord à leur présence, mais se laissent gagner petit à petit par la bonne parole. En 1868, tous les indigènes sont convertis. Cette année là, un aventurier français, Jean-Batiste Dutrou débarque en voulant introduire l’élevage sur l’île. Il prétend acheter les terres les plus fertiles aux Pascuans. Il met l’île à feu et à sang, de graves incidents éclatent en 1870 avec les missionnaires et les indigènes. Dutrou est finalement assassiné en 1877. De nombreux navires abordèrent l’île par la suite. En 1888 le Chili annexe l’île et loue les terrains pour l’élevage des moutons, à l’exception du village d’Hanga Roa, réservé aux insulaires. En 1966, l’île de Pâques est rattachée définitivement au Chili.

Les Moaïs

Le mystère des Moaïs

Les Moais est le nom des fameuses statues de l’île de Pâques. Il y en a environ 300 sur l’île mais un grand nombre d’entre elles ont été mises à terre lors des multiples guerres tribales. La matière première de ces gigantesques statues qui recouvrent l’île est le basalte qui provient du volcan Rano Raraku (dont le cratère est aujourd’hui envahit par les joncs). Leurs yeux étaient fait d’os (de requins ou autres vertébrés) et les pupilles étaient faites par une incrustation de corail ou d’obsidienne. Ils étaient taillés à l’aide de hache " Toki ".
Ils mesurent généralement entre 4 et 8 mètres, certaines allant jusqu’à une dizaine de mètres. Ils portaient tous lors de leur édification une coiffe au sommet de leur tête, un Pu Kao ( un chignon ) pesant dans les 1,5 tonnes. Cette coiffe n’était pas taillée dans le même basalte, c’est une pierre rouge provenant de la face ouest de l’île, ils étaient taillés sur place puis transportés.
On ne connait pas le rôle des Moais. Peut-être des statues idoles vénérant un ou plusieurs dieux ou protectrices de l’île ou encore un rituel pour les morts... Ils sont tous tournés vers l’intérieur de l’île le dos face à la mer et leur regard se dirige toujours vers le ciel, on les surnomme régulièrement par " ceux qui regardent les étoiles ".

Il y a une exeption cependant, le " Ahu Akivi ", un alignement de 7 Moaïs qui regardent en direction de la mer. Ils n’ont pas de caractéristiques physiques des Polynésiens. Ils ont des nez aquilins, des lèvres fines, des fronts hauts et de la barbe. Des scientifiques pensent que l’île a subit deux vagues de migrations, l’une venant de Polynésie et l’autre d’Amérique du Sud, probablement du Pérou. Le transport depuis le volcan jusqu’à leur destination finale (jusqu’à 20 kilomètres), demeure un mystère encore aujourd’hui. Les Moaïs devaient être emmenés sur des " Ahu ", en pierre qui leur servaient de support. Les Ahu étatient très certainement d’anciens autels transformés, le plus vieil Ahu est daté de 857 après J.C. Ces édifices religieux rappellent les Maraes de Polynésie.
Ils sont construits de blocs de pierres ordonnés et ajustés sans mortier. Le plus long de l’île de Pâques celui de Tongariki mesure qui mesure 145 mètres de long pour 4 mètres de haut. Il pose la question d’une influence Sud-américaine car l’ingéniosité de la mise en place des blocs est plus développée que celle des techniques habituelles des autres îles du Pacifique.

Il reste des dizaines de statues non achevées dans la carrière, on en trouve à tous les stades de la construction, notamment le plus grand de tous qui n’a jamais été achevé, mesurant plus de 24 mètres. Il aurait pesé entre 135 et 150 tonnes.
Les sculpteurs travaillaient à l’étroit autour des blocs, dans des rigoles de 0.50 à 0.60 mètre de large et 1.50 mètre de profondeur. Ils travaillaient d’abord la tête, le corps puis les flancs. Le polissage et les détails étaient effectués avant que la statue ne soit définitivement détachée. A la fin, la statue ne reposait plus que sur une « quille » que l’on perçait de trous. Ces trous étaient remplis de gravier et le gravier remplaçait petit à petit la quille. Les Pascuans faisaient alors glisser la statue jusqu’au pied du volcan où on la redressait pour polir le dos. Ces statues non finies attestent d’un arrêt soudain de leur fabrication, lié sans aucun doute au massacre par les " Longues Oreilles " (les Péruviens ?) qui se seraient alors complètement désintéressés des statues, allant même jusqu’à les renverser par terre ou commencer à les détruire.
Depuis leurs créations, les moais ont subis des dommages ou des modifications. Après la plus violente des guerres tribales où les " Courtes Oreilles " sont anéantis par les " Longues Oreilles ", la plupart des statues ont été mises au sol. Ils ont perdus leur yeux et ont subis les tempêtes, ainsi beaucoup n’ont plus leur coiffe le " Pu Kao ".

L’oeuf

L’oeuf centre du Monde

 

L’oeuf est situé au Nord-Est de l’île dans la baie de Hanga Hoonu (La Baie Lapérouse), à côté du plus grand moaï (une douzaine de mètres de haut, mais il a été mis à terre), une petite pierre ronde. L’oeuf ne se situe pas du tout au centre de l’île.
Les scientifiques ne savent pas depuis combien de temps cette pierre est là, ni si ce sont les vents et la mer qui l’ont ainsi façonnée naturellement ou bien si cette pierre a été sculptée par l’homme.
Pour les pascuans, cette pierre dans leur culture représente le centre du monde. Il semblerait que par le passé, les pascuans accordaient réellement une valeur très importante à cette pierre. Un culte lui était probablement dédié.

L’Homme oiseau

La Légende de l’Homme Oiseau

Tous les printemps, la plus grande fête de l’année avait lieu. C’était une compétition où chaque participant doit s’emparer d’un oeuf. Elle est précédée d’une cérémonie religieuse consacrée au culte de l’Homme-Oiseau. C’est la fête de « Tangata Manu ». L’objectif de cette fête est de désigner un second roi sur l’île pour un an. Le concurrent (une personne influente) est représentée par un serviteur (le Hopu).
Celui-ci se dirige avec les autres concurrents à la falaise d’Orongo et se rend vers l’île de l’Homme-Oiseau qui est la plus éloignée (environ à 2 kilomètres de la côte). Ils doivent ramener le premier oeuf de sterne (des hirondelles de mer ou Manutara dans le language local) pondu sur l’îlot de Moto Nui. Il faut pour cela, grimper une falaise à pic de 180 mètres et ramener l’oeuf sur sa tête sans évidemment le briser.
Pendant la compétition, la population observe sur la pente en face de l’îlot pour attendre le vainqueur et bien veiller au respect des règles. Le site d’Orongo était situé sur la partie de la crête du cratère du Rano Kao qui surplombe les hautes falaises noires où se trouve un village avec des maisons en forme de pirogue faites de pierres.
Celui qui rapporte l’oeuf à son maître, prend alors le nom d’Homme-Oiseau (ou dans la langue locale le Tangata manu) ; il incarne sur Terre le Dieu Maké Maké : le créateur de l’univers. Le maître gagnait un pouvoir considérable pour une année : il devenait le second roi de l’île ou obtenait un titre de chef militaire (quand on sait que les tribus se bataillaient régulièrement, on peut mieux percevoir l’importance de ce statut). Cette compétition dura jusqu’à la fin du XIX eme siècle, elle finit par disparaître en même temps que les traditions pascuanes déclinent.
Après la fête, le guerrier qui rapporte l’oeuf se faitraser le crâne et doit séjourner pendant un an (jusqu’à la prochaine célébration) dans une grotte. Très peu de personnes ont le droit de le voir et ses repas sont préparés par les quelques personnes habilitées à le faire (essentiellement des prêtres). Il était soumis à de sévères interdits du fait de son caractère sacré.

Le Rongo-Rongo

L’écriture RONGO-RONGO

En 1870, le missionnaire Hyppolite Roussel découvre l’écriture Rongo-Rongo chez des indigènes de l’île de Pâques, des tablettes de bois recouvertes de signes gravés que les Pascuans appellent " Ko Hau Rongo Rongo " (Bois Parlants ou encore Bâton de Chant). Les missionnaires présents sur l’île donnent l’ordre de toutes les brûler. Il ne reste plus aujourd’hui que 21 tablettes dans le monde dispersées dans des musées et dans quelques collections privées. La plus belle collection est celle du musée de Braine-le-Comte en Belgique. Leur âge reste indéterminé.
Les spécialistes de ces tablettes ont estimé qu’il existait environ 500 caractères différents : on reconnaît nettement des représentations d’hommes, des objets quotidiens, mais aussi des poissons, des lézards, des oiseaux.
L’interprétation de ces tablettes prête à discussion. On s’accorde évidemment à dire qu’il s’agit d’une écriture idéographique (pas d’alphabet ou de syllabe) ; à un dessin donné, on associe un mot ou une idée (les combinaisons de plusieurs pictogrammes ne sont pas à exclure, c’est à dire des associations pour donner une autre signification à tel ou tel dessin).
L’écriture Rongo-Rongo est probablement dans le même esprit que les hiéroglyphes égyptiens mais on ne la comprend pas.
A la fin du XIXeme siècle, un tahitien s’était vanté de pouvoir les lire et le Père Jaussen lui montra les tablettes. A la vue des tablettes, Meteoro se mit à chanter ce qu’il y voyait. C’est à ce jour à priori la seule personne qui a compris ce qu’elles signifiaient. Le Père Jaussen, n’a réussi à comprendre que la façon dont se lisait les "textes", et qu’ils étaient chantés. Ils sont en effet écrits selon un schéma inédit : le texte est divisé en lignes "paires" et en lignes "impaires". Les lignes paires sont orientées de droite à gauche et les lignes impaires de gauche à droite et apparemment chaque signe est placé la tête en bas. Une énigme de plus...

Anecdoctes

Anecdotes de l’ île de Pâques

 

 - Le « Point antipodal » de l’île se trouve dans le district de Jaisalmer , dans le Rajasthan en Inde . C’est un lieu inhabité entre les villages de Kuchchri, Häbur et Mokal.

 - La paroisse catholique de l’île de Pâques appartient aujourd’hui au diocèse chilien de Valparaiso. Elle a appartenu au Vicariat apostolique des îles de Tahiti jusqu’en 1911, avant d’être transférée au Chili. Il semble que le diocèse aux armées du Chili était alors responsable de la charge pastorale de l’île. Puis, le 24 octobre, la paroisse a été assignée au vicariat apostolique de la Región de la Araucanía (située dans le Chili central-méridional, à 4 500 km au sud-est de l’île). Début janvier 2002, la paroisse a été transférée une dernière fois à Valparaíso.

 - Le courrier n’est pas distribué aux habitants, mais gardé durant un certain délai au bureau de la poste.