CHOIX
Un sac à dos est "l’accessoire" indispensable pour emporter avec vous vos petites affaires... Mais du confort de portage et de la facilité d’utilisation va dépendre en partie le plaisir de la marche ou de l’escalade.
Choisir son sac, c’est naviguer dans des règles de 3 : trois éléments de constitution qui, chacun d’eux, possèdent trois familles !
Trois éléments pour faire un sac :
* 1. sac + poches = volume => rangement et accessibilité ;
* 2. dos + bretelles + ceinture = portage => confort ;
* 3. forme et accessoires = pratique => type d’utilisation.
Trois classes pour le volume
Le volume d’un sac se mesure en litres.
* Les "petits" jusqu’à 30 litres sont utilisés par toute la famille, en ville comme en randonnée, pour une balade ou une journée d’escalade. "Des sacs à l’aise partout, à l’aise pour tous".
* Les "moyens" de 35 à 55 litres sont utilisés lors de sorties de plusieurs jours en randonnée ou en alpinisme. "Les sacs des montagnards".
* Les "grands" de plus de 60 litres sont utilisés en voyages, en trekking, raid à ski et expéditions. Ils sont de grande capacité et pourvus de nombreux accessoires.
L’encombrement et le poids (à vide !) limiteront leur utilisation en escalade et en alpinisme technique. "Des sacs costauds pour des porteurs costauds".
Trois systèmes pour porter
C’est la structure du dos qui détermine la tenue du sac et son confort de portage. Elle doit être en cohérence avec le volume du sac, donc avec le poids à porter.
* Le dos mousse est le système le plus simple. Une mousse assure à la fois le confort et la structure. Idéal par son faible poids mais ne convient qu’à des sacs de petit volume.
* Le dos mousse renforcé d’une armature équipe la plupart des sacs de moyen volume. La mousse assure le confort, l’armature constitue la structure qui va respecter l’anatomie du porteur. Cette armature, le plus souvent en métal, est montée comme un squelette dans le dos du sac Elle assure un maintien en évitant que le sac ne se déforme sous le poids des affaires transportées. Elle permet un transfert de la charge des épaules vers les hanches. A partir d’un certain poids, il est en effet indispensable de répartir la charge afin de ne pas supporter toute la pression sur les seules épaules. C’est pour cela qu’un sac à armature possède logiquement une ceinture ventrale matelassée. C’est sur elle que va s’opérer le transfert de charge.
* Pour des sacs techniques de moyen litrage, il existe également des dos mousse thermoformés. Le préformage et le maintien sont généralement suffisant pour assurer un bon confort de portage.
* Le dos réglable à armature assure le meilleur portage des charges lourdes et permet une adaptation parfaite à la morphologie du porteur. Là encore, une ceinture ventrale confortable permet une répartition de la charge. Chaque fabricant déploie des trésors d’imagination pour proposer des types de réglages simples et fiables. On trouve ce dos sur les sacs de moyen et gros volume.
A chaque activité son sac
* En balade, le petit sac renferme la gourde, deux barres de céréales, l’appareil photo, la crème solaire et la veste de pluie. Un rabat avec une poche zippée permet de ranger les clefs du chalet ou de la voiture.
* En randonnée, le sac doit pouvoir contenir les vivres de la journée, des vêtements chauds et éventuellement une petite corde et une paire de crampons légers. Les poches latérales permettent de ranger et d’atteindre facilement la gourde, la carte et le topo. La poche sous-rabat garde précieusement clefs et portefeuille alors que la poche caméra (sur le rabat) protège l’appareil photo, la casquette et les lunettes de glacier. A l’arrière est prévu un système d’attache pour porter le piolet et le bâton télescopique.
* Le raid impose l’utilisation d’un plus grand volume. Le sac possède généralement un accès par le fond pour ranger ou extirper plus facilement les vêtements de rechange et le sac de couchage. Des sangles extérieures permettent de fixer le matelas isolant ou une partie de la tente.
* En escalade et en alpinisme, le grimpeur utilise un sac qui reste très près du corps afin de ne pas être déséquilibré. La forme est plutôt étroite et allongée afin d’éviter de s’accrocher à la paroi ou de se coincer dans les étroitures. Les bretelles ne doivent pas êtres trop larges pour ne pas entraver les mouvements de bras. La ceinture ventrale est fine ou amovible pour ne pas constituer une surépaisseur gênante sur le harnais. Deux piolets peuvent se fixer à l’arrière et des skis éventuellement se porter sur les cotés. Le dos non réglable est loin d’être mort : l’absence de mécanisme est aussi synonyme de légèreté. En revanche, bien que les modèles sans réglages soient souvent disponibles en plusieurs tailles, ils sont par définition moins précis et exigent de trouver la bonne hauteur de dos. Enfin, si le sac d’alpinisme convient aussi pour la randonnée, l’accessoirisation spécifique fait que l’inverse n’est pas vrai...
