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Les derniers explorateurs



Comme l’a dit Bernard Tourte, le chef de l’expédition franco-chilienne d’Última Esperanza : “Dans le monde, que reste-t-il à explorer ? Les grottes et le fond des océans. A part cela, toutes les montagnes ont été visitées et toutes les zones terrestres sont connues. Nous sommes un peu les derniers explorateurs du monde, et c’est un sentiment très fort. Arriver dans un nouveau lieu, descendre dans une nouvelle caverne et se dire que personne n’est passé par là, se demander ce qu’on va pouvoir trouver au prochain tournant. »

Une équipe de trente-cinq spéléologues et scientifiques est arrivée début janvier sur l’île Diego de Almagro, à environ 150 kilomètres de Puerto Natales. Son but ? Explorer cette île, où apparemment aucun homme n’a jamais posé les pieds.
Les conditions, notamment climatiques, y sont particulièrement difficiles, entre rafales de vent, pluies torrentielles et hiver permanent. Combinées à un isolement extrême, elles font de cette expédition l’un des plus gros challenges scientifiques de ces dernières décennies.

Mais le jeu en a valu la chandelle : l’expédition a découvert sur l’île une vingtaine de passages menant à des grottes qui devraient fournir des clés sur la formation du monde. Certaines ont plus de 50 mètres de profondeur. Entre formes des grottes, restes d’animaux et peintures sur les murs, les spéléologues ont gagné le jackpot.
Les signes sur les murs seraient des traces du passage de Kawesqar (aussi appelés Alacalufe), ce peuple de nomades désormais disparu, qui naviguaient à la rame le long des fjords de Patagonie et vivaient presque nus.
C’est la troisième grotte peinte découverte en Patagonie, les deux premières ayant aussi été révélées par Centre Terre !

Cette expédition aura aussi permis de faire les premiers relevés topographiques de cette île, dont une partie a été nommée Réserve Alacalufe, ainsi que l’inventaire de la faune et de la flore. Ainsi mieux connue, elle pourra être mieux gérée par la CONAF (Corporación Nacional Forestal). Le jour de leur départ, Bernard Tourte, chef de l’expédition, a donc symboliquement remis les clés du refuge, construit par les scientifiques pour se protéger des conditions climatiques extrêmes, au représentant de la CONAF.

Depuis 2013, et avant de partir, les scientifiques ont mis en place un partenariat pédagogique avec l’académie de Toulouse. Leur expédition a donc été suivie par des centaines d’élèves. Entre échanges, vidéo-conférence, suivi de la logistique, ces derniers ont pu découvrir de manière atypique une région à l’autre bout du monde.

L’expédition est rentrée début mars en France, après une escale à Santiago, où conférences de presse et visites des environs l’attendaient.

En savoir plus

- Vidéo résumé de l’expédition (en français)


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